A propos de Leonard et Stanley
Leonard Wolf
Chambre S12.
Victime de faibles hallucinations visuelles, d'instabilité émotionnelle, de troubles obsessionnels. Schizophrénie possible. Observation à poursuivre.
A la base, calme et coopératif, doté d'un sens aiguë de l'équité. Des rapports font néanmoins état de tendances très violentes en cas de surexcitation.
Stanley Coleman
Chambre S07.
Normalement passif et poltron ; égotiste. Montre et affiche parfois un attachement obsessif à une femme en particulier, déjà à l'origine de plusieurs incidents violents ; rester vigilant.
Note du réfrigérateur
Réservé aux denrées alimentaires ! Interdit aux médicaments !
Tatouage du macabé
L'heure de départ est mon indice.
Tatouage du macabé, sous le pied
Margaret, jurons-nous de nous aimer jusqu'à la mort.
Note à propos du corps
Antécédents : inconnus.
Nom/âge : inconnu.
Patient non-hospitalisé. Trouvé en mauvais état mental dans l'enceinte de l'hôpital et installé provisoirement en chambre M4 à la discrétion du responsable.
Décédé tard dans la soirée, suite du sectionnement de la carotide. Tenait son propre couteau de cuisine dans la main droite ; blessure au cou attribuée au couteau. Suicide possible mais angle de pénétration douteux. Envoyé dans la salle de traitement du 2ème pour vérification. Aucune preuve ou confirmation d'événement du patient partageant la même chambre.
La police n'a pas été prévenue. Ceci dit, pour plus tard, laisser le lit et les effets de la victime intacts (chambre M4).
Note du hall Est 2ème étage (EASY)
Appuyer, 2 fois à droite ;
appuyer, 1 fois vers le haut ;
appuyer 2 fois vers le bas ;
appuyer, la porte devrait s'ouvrir.
Note du hall Est 2ème étage (NORMAL)
Le premier est plus grand que le second ;
le second fait deux fois le troisième ;
le troisième est plus petit que le quatrième ;
le quatrième fait la moitié du premier.
Quatre des chiffres ne sont pas répétés
Trois ne figurent pas dans la rangée du dessus
Deux ne sont pas dans la rangée de droite
L'un des chiffres est la dernière clé
Note du hall Est 2ème étage (HARD)
Ah, tu es par trop humble--- beau, parfait : de ma tristesse, je souffre--- de mon bonheur, j'ai mal.
Je veux te faire mal et me détruire
Que penserais-tu si tu savais mon angoisse.
Te contenterais-tu de sourire, sans un mot ?
La moindre malédiction venant de toi prend l'éclat de la nacre.
Je pose la main gauche sur ton visage, comme pour un baiser.
Puis je plonge le pouce dans ton orbite.
Brusquement, sans hésiter, comme pour percer un trou.
Et comment ça serait ?
Comme de la gelée ?
Tremblant d'extase obscène, je mélange, mélange : je veux goûter la tiédeur de ton sang.
A quoi ressembleraient tes cris ?
Lancerais-tu un "J'ai mal ! J'ai mal !" ponctué des larmes rouges coulant de ton oeil broyé ?
Tu ne sauras jamais la faim que j'éprouvais lors de nos embrassades si nombreuses que j'en ignore le nombre.
Nourri de tes plaintes, je concrétise mes espérances : je mords ta langue, la déchiquète, lacérant ta lèvre comme pour goûter à ton rouge.
Ah, quels sommets de l'euphorie j'atteignais, mes désirs comblés tel le rustre gourmand.
Je me languissais aussi de tes joues cerise, goûteuses au point de séduire mes papilles.
Je serais sans doute guérie et finirais par pleurer comme un enfant.
Et ton oreille, tendre ?
Qui effleure ma joue ;
Que je voudrais voir remonter vers mes lèvres, vers mes dents avides de morsure.
Ton oreille gauche, toujours à l'écoute de mots doux comme du miel---
Qu'elle entende mes vraies émotions.
Je n'ai jamais menti, non...
Mais j'avais mes secrets.
Mais que dois-tu penser de moi ?
Me hais-tu ? As-tu peur ?
Comme spectateur de l'agonie à la fin de la pièce, le veux-tu ?
Détruis-moi---je n'en ai cure.
Le veux-tu ? Détruis-moi--- je n'en ai cure.
Journal de Stanley (salle de visite)
Le jour est enfin arrivé. Enfin---nous allons nous rencontrer.
Tu étais toujours dans mes pensées, ici, dans cette cellule lugubre. Je ne connaissais même pas ton nom, ton visage, jusqu'à ce jour. Maintenant, je sais.
Je sais que tu es l'élue que j'attendais.
Et toi ? Ne m'attendais-tu pas aussi ? C'est pour ça que tu es venue me délivrer. Oh, je t'aime tant Heather.
Je veux te donner ma meilleure poupée Je l'ai faite pour commémorer notre rencontre, le début d'un amour éternel.
Ah, je vois déjà ton visage souriant.
Stanley Coleman
Journal de Stanley (chambre C4)
L'Organisation me séquestre là-dedans. Ils veulent me mater, me faire oublier tout ça. Mais je garderai tous mes esprits, même s'ils m'enferment avec des cinglés.
Et si je collais ça au mur ? Ca ne servirait à rien. On peut le décoller, non ? Avec cette merde que ces vieilles folles utilisent à tout va ? Quand une chose n'a pas de sens, inutile qu'elle existe. Comme tu existes pour moi.
Mais pourquoi n'as-tu pas emporté ma poupée ? Ah, mon cadeau t'a gêné... Tu es si mignonne, Heather !
Stanley Coleman
Journal de Stanley (hall est)
Tu ne connais peut-être pas encore tes vraies émotions, mais tu les ressens inconsciemment. Et tu essayes de te rapprocher de moi. C'est une vertue, la voix du Paradis.
Si la porte est fermée, ouvre-la. Utilise le mot de passe du portail de la prison. Docteur...son nom m'échappe. Enfin, ce charlatan l'a affiché. Il devrait être là aussi.
Tu penses, 4 chiffres auraient suffit, mais non... C'est dommage non ?
Je ne suis pas là. Ca ne t'énerve pas ? Tu me manques mais tu es si cruelle. Je te veux quand même, Heather.
Stanley Coleman
Journal de Stanley (chambre M4)
Il y avait un tatoué sur ce lit défait. Plus maintenant. Le réveil et le sac crado sont à lui. Ah, mais ne te méprends pas. Je n'ai rien fait. Je ne le haïssais pas, même si c'était un menteur.
Si j'écrivais quelque chose ? Sur ma poitrine, que je ne peux ouvrir pour te montrer mon cœur. "J'aime Heather". Non, quelque chose de plus violent. "J'aime Heather" n'est pas assez puissant. Oh, les tendres émotions qu'évoque cette image...
Stanley Coleman
Journal de Stanley (salle de T.S)
Libre comme le feu, tes cheveux noirs
comme le ciel nocturne, répandent leur parfum
Mon cœur, battant dans mes entrailles
Comme une tempête, soumis à ton joug
Ton regard, si pur comme un cadeau quand tu souris
Mes pensées, désordonnées, ma respiration comme l'opium qui rend fou
...Eric, grand poète qui exprime si bien ce que je ressens. J'aurais dû me méfier de cet endroit, j'aurais dû garder mes esprits. Et pourtant, il est si agréable de tomber fou d'amour pour toi.
Mais pourquoi n'acceptes-tu pas la preuve de mon amour ? Ne fais pas de manières, pas maintenant. Après tout, nous ne faisons qu'un. Je te donne ce que je me donne.
Stanley Coleman
Journal de Stanley (magasin)
Je sais ta solitude. Et pourtant, une simple clé suffirait pour écarter ces sentiments à jamais. Nous ne sommes pas vus depuis si longtemps. Sois patiente---c'est presque fini. Je serais patient, moi aussi, malgré mon désir ardent de te serrer dans mes bras.
La clé est derrière les étagères du garage souterrain. Pourquoi là ? Demande au médecin, cet idiot. Il n'y a pas un seul esprit sain ici. Pas plus à l'hôpital que dans tout
Silent Hill. Sauf le mien.
Stanley Coleman
Journal de Stanley (escalier)
J'aime aussi les toits. Ils me donnent envie de voler. Pas toi ?
Stanley Coleman
Journal de Stanley (chambre S7)
Tout est fini.
Leonard me hait---parce que je me suis moqué, en disant que ça finirait comme ça. Sans ses embrouilles, j'aurais pu te rencontrer bientôt et j'aurais pu t'emmener dans mon monde. Un monde rien que pour nous, plus beau que celui-ci. Et j'attendais ce jour, aujourd'hui. Le jour où je te verrais, où tu me sauverais. Aujourd'hui.
Heather, méfie-toi de lui. Leonard est bizarre.
Adieu. Je t'ai aimé.
Heather, ma déesse.
Heather, ma chérie.
Heather, ma
Note de la salle de traitement spécial
Punition pour brutalité envers un patient : 12 heures de confinement dans la salle de traitement spécial. La politique de renvoi n'est plus appliquée. Contactez le chef si vous avez des questions.
(Quelque chose est griffonné par dessus une phrase tapée à la machine.)
L'astuce est de ne laisser aucune trace !
(Et puis, on dirait que ça a été écrit par quelqu'un d'autre.)
Le chef est un pervers ! Il aurait mieux valu pour elle que Christie se fasse virer...
Article "Maison de l'Espoir"
La "Maison de l'Espoir" : Enseigner le désespoir
La "Maison de l'Espoir" est un orphelinat à proximité de Silent Hill. Mais derrière son image respectable se cache un endroit où l'on kidnappe et torture mentalement les enfants.
Maison de l'Espoir est gérée par la "Silent Hill Smile Support Society", une organisation caritative parfois appelée "4S." Il est vrai que 4S est un œuvre caritative qui "prend en charge des enfants sans
abri pour leur redonner espoir." Mais en fait, il s'agit d'une organisation païenne qui enseigne son propre dogme malsain au lieu des vraies valeurs religieuses.
M. Smith (temp), qui habite près de la "Maison de l'Espoir", a déclaré : "Parfois la nuit, j'entends des prières étranges et des pleurs [d'enfants]. Je suis allé me plaindre une fois, mais ils m'ont expulsé sur le champs. Depuis, rien n'a changé."
Par ailleurs, notre reporter s'est vu refuser l'autorisation de photographier les installations. Les gens de la "Maison de l'Espoir" ont-ils quelque chose à cacher ?
Durant mon enquête, j'ai pu toutefois découvrir une suspicieuse tour en béton qui semble faire partie de leurs installations. Malheureusement, personne n'a voulu nous dire quel était son usage. Mais il semble peu probable qu'elle serve à l'éducation des orphelins. Elle pourrait s'avérer être une prison ou un lieu de prière.
Pour les gens du coin, le culte religieux qui gère la "Maison de l'Espoir" est simplement connu sous le nom de "L'Ordre". C'est une religion profondément liée à l'histoire de Silent Hill. Mais la conviction fervente qu'ont ses fidèles d'appartenir à une élite de "personnes élues", illustre son aspect sombre et dangereux.
J'ai l'intention de poursuivre mon enquête sur la "Maison de l'Espoir" et sur le culte qui se cache derrière. J'ai toujours été convaincu que "dire toute la vérité" et montrer le droit chemin aux enfants est notre devoir le plus important.
Joseph Schreiber